Un OS propre pour Motorola

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Actuellement des ex-ingénieurs d’Adobe et Apple travailleraient avec Motorola au développement d’un nouveau système d’exploitation mobile orienté Web.

Alors qu’il y a encore quelques jours Motorola estimait positive la fragmentation Android, certaines sources révèlent que le constructeur mobile développerait désormais son propre OS.

Personne n’est encore en mesure de dire à quel point ces travaux sont sérieux pour constituer une réelle alternative à Android. Mais ce qui est sûr, c’est qu’au cours des neuf derniers mois Motorola a embauché plusieurs anciens ingénieurs d’Adobe et Apple.

Un web OS Motorola

A la tête du projet siège Gilles Drieu, ancien responsable des applications d’Apple et actuel vice-président de l’ingénierie logicielle chez Motorola. Sean Kranzberg ainsi que Benoit Marchant viennent enrichir l’équipe de Motorola Mobility.

Le point commun entre ces trois personnes : ils sont tous des spécialistes des standards W3C, qui disposent de brevets sur les technologies Web. Un atout que Motorola avait su conserver dans sa manche jusqu’ici.

En se concentrant sur le développement d’un nouveau système d’exploitation orienté Web (ouvrant la voie au WebApps à travers HTML5), Motorola bénéficierait de nombreux outils et du soutien des développeurs.

Après le rachat de 280 North, Motorola dispose en effet des moyens nécessaires pour proposer une alternative au système d’exploitation de Google. Même s’il conserve son intérêt pour Android, le constructeur mobile ne nie pas l’existence de travaux parallèles.

« Je pense que l’entreprise sait qu’elle doit se différencier. Personne ne veut dépendre d’un fournisseur unique », explique l’analyste Jonathan Goldberg de la Deutsche Bank à San Francisco.

Rappelons néanmoins qu’Android a permis à Motorola de retrouver des couleurs après un long passage à vide de plusieurs années, passant de la 2ème place mondiale au rang de 6ème.

Ce mouvement stratégique permettrait également à Motorola de s’éloigner des menaces juridiques qui pèsent sur Android : Oracle réclame en effet la paternité de brevets utilisés par Google.

Enfin, le fait de ne pas se focaliser sur Android peut s’expliquer par le risque que représentent, à court terme, la fragmentation des OS et la différenciation des produits