Vengeance d’Anonymous face à la fermeture de Mégaupload

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La communauté des hackers est sur le sentier de la guerre. Claviers, écrans, connecteurs, logiciels et code sources sont ses armes pour déstabiliser l’Establishment juridique et policier dans les pays du Nord. Raison de la colère : la fermeture, jeudi 19 janvier 2011 sur ordre de la police fédérale américaine, du site de téléchargement et de partage de fichiers Megaupload.

Les chiffres publiés par le site du FBI au sujet de Megaupload sont impressionnants. Au moment de sa fermeture, le site drainait 50 millions de visiteurs uniques par jour. Ce niveau de trafic le classait 13ème au niveau mondial. Le site avait 180 millions d’abonnés et s’accaparait 5% du trafic réseau des entreprises. Avec 30 employés, Megaupload a drainé 157 millions de dollars depuis sa création en 2005.

La fermeture de plateforme de téléchargement n’est que la goute qui a fait déborder le vase. Le Parlement américain avait déjà ouvert le feu, en premier, pour limiter le piratage sur Internet, avec les projets de loi « Sopa » et « Pipa », soutenus par Hollywood et les grandes maisons de disques. L’ordonnance de fermeture de Megaupload fait œuvre de l’acte symbolique qui a, paraît-il, enclenché le mouvement des « Anonymous », les frondeurs contre l’autorité mondiale de lutte contre le piratage et le téléchargement illégal.

Et les frondeurs font déjà des victimes. Après avoir piraté les sites du FBI, du département américain de la justice et d’Universal Music, les Anonymous continuent de faire des dégâts sur Internet. Il vient d’inscrire à leur tableau de chasse les sites web de l’Elysée, du Ministère de la Défense et de Vivendi. Ce dernier était indisponible pendant une bonne partie de la journée, ce lundi, alors que dans le même temps des documents financiers publics (rapports annuels, communiqués de presse…) du groupe circulaient sur le web.

 

Amicalement    Yassine